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Comparateur de statuts : micro, EI ou SASU ?

À chiffre d'affaires égal, le statut juridique change votre revenu net. Comparez les trois options les plus courantes selon votre CA et vos frais réels.

StatutNet avant IRPrélèvements
Micro-entrepriseOptimal51 120 €20 880 €
EI au réel (IR)49 655 €22 345 €
SASU à l'IS (100 % dividendes)40 775 €31 225 €
Valider le bon statut avec un expertPremier échange gratuit, sans engagement.

Comparaison indicative avant impôt sur le revenu personnel, hors protection sociale (retraite, prévoyance), plafonds micro, ACRE et stratégies mixtes salaire/dividendes. Le « meilleur » statut dépend aussi de votre couverture sociale cible — pas seulement du net.

📅Mis à jour le 13 juillet 2026Barèmes vérifiés par l'équipe

L'essentiel

  • Le régime réel devient intéressant si les frais réels dépassent l'abattement forfaitaire de la micro-entreprise.
  • La SASU en 100 % dividendes ne permet pas de valider des droits à la retraite ou à la prévoyance.
  • Les plafonds de la micro-entreprise sont fixés à 77 700 euros et 188 700 euros selon l'activité.
  • L'arbitrage final doit être validé par un expert-comptable selon la situation précise du foyer fiscal.

Comparer les revenus nets par statut juridique

Ce calculateur interactif permet de simuler le revenu net avant impôt sur le revenu pour trois structures juridiques courantes : la micro-entreprise, l'entreprise individuelle au réel et la SASU à l'impôt sur les sociétés en distribution intégrale de dividendes. L'outil s'adresse aux porteurs de projet et aux entrepreneurs souhaitant comparer l'impact des charges sociales et de la fiscalité des entreprises sur leur rémunération. Il prend en compte le chiffre d'affaires, la nature de l'activité et les frais de fonctionnement réels. Ce simulateur constitue une première approche chiffrée mais ne remplace en aucun cas l'accompagnement personnalisé d'un expert-comptable. Seul un professionnel peut valider la cohérence d'un choix de statut au regard de la situation patrimoniale et des objectifs de l'entrepreneur.

Définition

Le régime réel d'imposition : Le régime réel consiste à déterminer le bénéfice imposable d'une entreprise en retranchant l'ensemble des charges d'exploitation justifiées du chiffre d'affaires réalisé. Contrairement au régime micro-social où les charges sont évaluées de manière forfaitaire, le réel permet de déduire les dépenses précises liées à l'activité comme le loyer, les achats de marchandises ou les honoraires. Ce mode de gestion impose une tenue comptable rigoureuse et le dépôt d'une liasse fiscale annuelle.

Source : service-public.gouv.fr

Sources

La règle de calcul

Pour la micro-entreprise, le calcul repose sur l'application d'un taux de cotisations sociales directement sur le chiffre d'affaires encaissé chaque mois ou chaque trimestre. Selon les données officielles de juillet 2026, ce taux est fixé à 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services artisanales ou commerciales relevant des BIC et 26,1 % pour les professions libérales relevant des BNC. Les frais réels ne sont jamais déductibles dans ce régime, mais un abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % est appliqué par l'administration pour déterminer l'assiette de l'impôt sur le revenu. Ce régime simplifié est strictement limité par des plafonds de chiffre d'affaires de 77 700 euros pour les services et 188 700 euros pour la vente.

L'entreprise individuelle au réel calcule quant à elle les cotisations sociales sur le bénéfice net effectif, ce qui correspond au chiffre d'affaires diminué de l'ensemble des frais réels justifiés. Ces cotisations de travailleur non-salarié représentent généralement un montant de l'ordre de 45 % du revenu net professionnel. Le passage au régime réel devient mathématiquement intéressant dès que le montant des dépenses professionnelles réelles dépasse le niveau de l'abattement forfaitaire proposé par le régime de la micro-entreprise. Cette bascule permet de ne payer des charges que sur ce qui est réellement gagné par l'entrepreneur.

Enfin, pour la SASU ayant opté pour l'impôt sur les sociétés avec une stratégie de distribution intégrale en dividendes, le bénéfice subit d'abord l'impôt sur les sociétés. Le taux est de 15 % jusqu'à 42 500 euros de bénéfice, puis de 25 % pour la fraction supérieure. Le montant restant est ensuite soumis à une flat tax de 30 % lors de sa distribution au président associé unique. Il est important de noter que cette option spécifique ne génère aucune cotisation pour la retraite ni pour la prévoyance en l'absence de versement d'un salaire régulier.

Sources

Comment utiliser le résultat

01

Identifier le seuil de rentabilité

Comparez le net affiché pour chaque statut afin de visualiser quelle structure laisse la trésorerie la plus importante après charges et fiscalité de l'entreprise.

02

Analyser le poids des frais

Observez si vos dépenses réelles justifient l'abandon de l'abattement forfaitaire de la micro-entreprise au profit d'une déduction au réel de vos charges.

03

Anticiper le changement de régime

Vérifiez si votre prévisionnel de chiffre d'affaires approche les plafonds de 77 700 euros ou 188 700 euros pour anticiper une bascule juridique obligatoire.

04

Consulter un professionnel

Utilisez ces données comme base de discussion avec un expert-comptable pour affiner l'arbitrage entre rémunération immédiate et protection sociale pour votre avenir.

Plusieurs facteurs extérieurs au simple calcul du net peuvent influencer la pertinence d'un statut juridique.

Cas particuliers et points de vigilance

  • Dépassement des seuils de chiffre d'affaires de la micro-entreprise.
  • Nature des frais réels et leur éligibilité à la déduction comptable.
  • Absence de protection sociale et de retraite en SASU sans salaire.
  • Impact du taux d'imposition sur le revenu du foyer fiscal.
  • Conditions d'accès au taux réduit d'impôt sur les sociétés.
  • Obligations comptables plus lourdes en entreprise individuelle au réel.
  • Calcul des cotisations sociales sur une base provisionnelle ou réelle.
Le piège classique

Privilégier la SASU avec une distribution de dividendes à 100 % peut sembler attractif pour maximiser le revenu net immédiat. Toutefois, ce choix comporte un risque majeur : en l'absence de salaire, le dirigeant ne cotise pas pour sa retraite et ne bénéficie d'aucune prévoyance. L'écart de net positif ne tient pas compte du coût de la couverture sociale qu'il faudrait financer pour obtenir une protection équivalente aux autres statuts.

Quand faut-il quitter le régime de la micro-entreprise ?

Le choix de quitter la micro-entreprise pour un régime au réel dépend principalement de la structure de vos charges. La micro-entreprise est souvent avantageuse au lancement car elle propose une gestion simplifiée et des charges proportionnelles au chiffre d'affaires encaissé. Cependant, dès que les frais réels, tels que le loyer, l'achat de stock ou la sous-traitance, excèdent l'abattement forfaitaire de 34 %, 50 % ou 71 %, le régime réel de l'entreprise individuelle ou de la SASU peut permettre de réduire l'assiette de calcul des cotisations et de l'impôt.

Un autre déclencheur est le franchissement des plafonds de chiffre d'affaires, fixés à 77 700 euros pour les prestations de services et 188 700 euros pour les activités d'achat-revente. Au-delà de ces limites, la bascule vers un régime réel devient obligatoire. Il est alors essentiel de solliciter un expert-comptable pour arbitrer entre l'entreprise individuelle au réel, où les cotisations s'élèvent à environ 45 % du revenu net, et la SASU qui offre une flexibilité différente. L'analyse doit toujours intégrer la situation globale du foyer fiscal.

Questions fréquentes

Quand quitter la micro-entreprise pour le réel ?+
En général dès que vos frais réels dépassent l'abattement forfaitaire (34 % en BNC, 50 % en BIC services, 71 % en vente) ou que vous approchez des plafonds de CA (77 700 € / 188 700 €).
La SASU est-elle toujours plus avantageuse à haut revenu ?+
Pas systématiquement : la stratégie 100 % dividendes économise des cotisations mais ne génère aucun droit à la retraite. Un mix salaire/dividendes optimisé est souvent préférable — c'est un calcul à faire au cas par cas.
Ce comparateur prend-il en compte mon impôt sur le revenu ?+
Non, il compare le net avant IR : votre taux d'imposition personnel dépend de votre foyer fiscal. Un expert-comptable intègre l'IR, l'ACRE et votre protection sociale dans l'arbitrage final.
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