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Calcul de l'IS : taux réduit 15 % et taux normal 25 %

Estimez l'impôt sur les sociétés : taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions, taux normal de 25 % au-delà, avec le détail par tranche.

IS total10 750 €Taux effectif 17,9 %
Part à 15 %6 375 €sur les premiers 42 500 € de bénéfice
Part à 25 %4 375 €taux normal
Résultat net après IS49 250 €avant distribution
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Estimation avant contribution sociale de 3,3 % (due au-delà de 763 000 € d'IS), crédits d'impôt, acomptes et régimes particuliers (intégration fiscale, contributions exceptionnelles éventuelles). Le bénéfice imposable diffère du résultat comptable (réintégrations, déductions). Le calcul définitif relève de la liasse fiscale établie par votre expert-comptable.

📅Mis à jour le 13 juillet 2026Barèmes vérifiés par l'équipe

L'essentiel

  • Le taux normal de l'impôt sur les sociétés est fixé à 25 % du bénéfice imposable.
  • Le taux réduit de 15 % s'applique jusqu'à 42 500 euros sous conditions de CA et de capital.
  • Le paiement s'organise via quatre acomptes trimestriels sauf si l'impôt est inférieur à 3 000 euros.
  • Les déficits peuvent être reportés en avant sans limite ou en arrière jusqu'à 1 million d'euros.

Comprendre et anticiper son impôt sur les sociétés

Ce calculateur interactif permet de simuler le montant de l'impôt sur les sociétés à partir du bénéfice imposable prévisionnel. L'outil décompose la charge fiscale entre la part au taux réduit de 15 % et celle au taux normal de 25 %, tout en isolant le taux effectif et le résultat net après impôt. Il s'adresse aux dirigeants et porteurs de projet souhaitant estimer leur pression fiscale annuelle de manière autonome. Toutefois, cette simulation ne remplace pas l'analyse d'un expert-comptable ni l'établissement de la liasse fiscale définitive. Le calcul repose sur le bénéfice fiscal, qui peut différer du résultat comptable après les réintégrations et déductions obligatoires. Cet outil constitue une aide à la décision pour anticiper les flux de trésorerie liés aux échéances fiscales.

Définition

Le bénéfice imposable : Le bénéfice imposable constitue l'assiette sur laquelle est calculé l'impôt sur les sociétés. Il se distingue du résultat comptable par l'application de règles fiscales spécifiques. Pour l'obtenir, l'entreprise doit procéder à des réintégrations de charges non déductibles et à des déductions de produits non imposables au sein de sa liasse fiscale. C'est ce montant net, après d'éventuels reports déficitaires, qui détermine la base de calcul des taux de 15 % et 25 %.

Source : service-public.gouv.fr

La règle de calcul

Le calcul de l'impôt sur les sociétés repose principalement sur un taux normal fixé à 25 % du bénéfice imposable. Cependant, les entreprises peuvent bénéficier d'un taux réduit de 15 % sur la fraction du bénéfice comprise entre 0 et 42 500 euros. Pour y prétendre, trois critères cumulatifs doivent être respectés : le chiffre d'affaires hors taxes doit être inférieur à 10 millions d'euros, le capital social doit être intégralement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques, directement ou par l'intermédiaire de structures remplissant ces mêmes conditions.

Au-delà de ce seuil de 42 500 euros, le taux de 25 % s'applique sur la part restante du bénéfice. Par ailleurs, une contribution sociale de 3,3 % peut s'ajouter à l'impôt dû. Cette contribution est calculée sur la part de l'impôt qui excède un abattement de 763 000 euros. Les petites et moyennes entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 7,63 millions d'euros sont exonérées de cette contribution, sous réserve que leur capital soit libéré et détenu à 75 % par des personnes physiques.

Enfin, le résultat de ces calculs permet de déterminer le taux effectif d'imposition global de la structure. L'impôt définitif est ensuite déduit du bénéfice pour obtenir le résultat net après impôt. La complexité des retraitements entre comptabilité et fiscalité, incluant les réintégrations et déductions, impose une grande rigueur dans la détermination de la base imposable initiale. Un expert-comptable reste l'interlocuteur privilégié pour valider ces montants et s'assurer du respect des seuils légaux.

Comment utiliser le résultat

01

Anticiper les acomptes

Utilisez le résultat pour prévoir les quatre versements obligatoires du 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Cette anticipation permet d'ajuster vos sorties de trésorerie trimestrielles.

02

Gérer la trésorerie

Le simulateur aide à isoler le montant du solde d'impôt à régler au plus tard le 15 du quatrième mois suivant la clôture. Mettez de côté ces sommes pour sécuriser vos paiements.

03

Analyser la rentabilité

Le passage du bénéfice imposable au résultat net est crucial pour évaluer la performance réelle de l'activité. Ce montant final est celui qui pourra être réinvesti ou distribué aux associés.

04

Préparer l'arbitrage fiscal

Présentez ces simulations à un expert-comptable pour discuter des réintégrations fiscales. Ce professionnel pourra valider si les conditions du taux réduit sont réunies selon la stratégie de l'entreprise.

Plusieurs situations spécifiques peuvent modifier le montant final de l'impôt ou ses modalités de paiement.

Cas particuliers et points de vigilance

  • Report des déficits en avant sans limite de durée avec un plafonnement annuel d'imputation.
  • Option pour le report en arrière des déficits dans la limite stricte de 1 million d'euros.
  • Absence totale d'impôt négatif ou de remboursement immédiat en cas de constatation d'un déficit fiscal.
  • Dispense de versement des acomptes si l'impôt de référence est inférieur ou égal à 3 000 euros.
  • Paiement du solde de l'impôt au plus tard le 15 du quatrième mois après la clôture.
  • Application du taux normal de 25 % dès le premier euro si le capital n'est pas libéré.
  • Nécessité d'ajuster le résultat comptable par des réintégrations et déductions fiscales pour obtenir l'assiette.
Le piège classique

L'erreur la plus fréquente consiste à appliquer le taux réduit de 15 % sans valider les trois conditions légales cumulatives. Si le capital n'est pas entièrement libéré ou si la détention par des personnes physiques est inférieure à 75 %, l'avantage est perdu. Dans ce cas, la totalité du bénéfice imposable est soumise au taux de 25 % dès le premier euro, ce qui modifie lourdement la charge fiscale prévue.

Comment s'organise le paiement de l'impôt sur les sociétés ?

Le paiement de l'impôt sur les sociétés s'effectue généralement par le versement de quatre acomptes trimestriels aux dates fixes du 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Le montant de ces acomptes est calculé sur la base de l'impôt de l'exercice précédent. Une dispense de versement existe si le montant de l'impôt de référence est inférieur ou égal à 3 000 euros. Une fois l'exercice clos et le bénéfice réel déterminé, l'entreprise procède à la liquidation de l'impôt. Le solde éventuel doit être réglé au plus tard le 15 du quatrième mois suivant la clôture de l'exercice.

En cas de déficit, aucun impôt n'est dû pour l'année concernée. Ce déficit peut être reporté en avant sur les exercices suivants sans limite de durée, ou faire l'objet d'un report en arrière sur le bénéfice de l'exercice précédent dans la limite de 1 million d'euros. Il est important de noter qu'un déficit ne génère jamais de crédit d'impôt immédiat sous forme de paiement du Trésor public. La gestion de ces échéances et des options de report nécessite une coordination étroite avec un expert-comptable pour sécuriser la situation fiscale de la société.

Questions fréquentes

Quelles conditions pour bénéficier du taux réduit de 15 % ?+
Trois conditions cumulatives : chiffre d'affaires HT inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré, et détention d'au moins 75 % par des personnes physiques (directement ou via une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques). Le taux de 15 % ne s'applique qu'aux premiers 42 500 € de bénéfice.
Quand l'IS se paie-t-il ?+
Par quatre acomptes trimestriels (15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre), puis un solde après la clôture. Les petites sociétés dont l'IS de référence est faible peuvent être dispensées d'acomptes.
Que devient un déficit à l'IS ?+
Il se reporte en avant sans limite de durée (avec un plafonnement annuel d'imputation) ou, sur option, en arrière sur le bénéfice de l'exercice précédent dans la limite de 1 M€. Un déficit ne donne jamais lieu à un IS négatif.
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