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Indemnité de rupture conventionnelle : calcul du minimum légal

Ancienneté et salaire de référence : calculez l'indemnité spécifique minimale de rupture conventionnelle — le plancher légal en dessous duquel la convention n'est pas homologuée.

Indemnité minimale3 125 €plancher légal — librement négociable au-dessus
Salaire de référence retenu2 500 €moyenne la plus favorable entre 12 et 3 mois
Équivalent en mois de salaire1,25¼ de mois/an jusqu'à 10 ans, ⅓ au-delà

Régime indicatif : indemnité exonérée de cotisations dans la limite de 2 plafonds annuels de la Sécurité sociale (96 120 € en 2026), avec contribution patronale de 40 % sur la part exonérée (taux relevé par la LFSS 2026), et exonérée d'impôt sur le revenu dans certaines limites.

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Montant minimum légal : votre convention collective peut prévoir une indemnité de licenciement plus favorable, qui s'applique alors comme plancher. Le salaire de référence exact dépend de tous les éléments de rémunération (primes, avantages en nature) et la convention doit être homologuée par la Dreets. Le régime fiscal et social comporte des plafonds — faites chiffrer votre situation par un expert-comptable ou un avocat avant de signer.

📅Mis à jour le 13 juillet 2026Barèmes vérifiés par l'équipe

L'essentiel

  • L'indemnité minimale correspond à 1/4 de mois de salaire par an jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà.
  • Le salaire de référence est la moyenne la plus avantageuse entre les 12 ou 3 derniers mois.
  • En 2026, l'employeur verse une contribution de 40 % sur la part exonérée de l'indemnité.
  • L'exonération fiscale ne s'applique pas si le salarié est en droit de liquider sa retraite.

Un outil pour sécuriser votre fin de contrat

Ce calculateur interactif permet d'estimer l'indemnité spécifique minimale de rupture conventionnelle, une étape indispensable avant toute signature. Il s'adresse aux salariés et employeurs souhaitant obtenir une base chiffrée fiable à partir de l'ancienneté et du salaire de référence. L'outil détermine le montant plancher en dessous duquel l'administration refuse systématiquement l'homologation de l'accord. Bien que précis, ce calcul automatisé ne remplace pas l'analyse d'un expert-comptable, seul capable d'intégrer les subtilités de votre situation ou les clauses de votre contrat. Skoria met cet outil à disposition pour faciliter la phase de négociation en fournissant une estimation basée sur les dispositions légales en vigueur. Une saisie rigoureuse de vos revenus est nécessaire pour obtenir un résultat cohérent avec la réalité de votre dossier.

Définition

Indemnité de rupture conventionnelle : L'indemnité de rupture conventionnelle est la somme minimale versée par l'employeur au salarié lors de la rupture d'un contrat de travail à durée indéterminée d'un commun accord. Son montant est au moins égal à l'indemnité légale de licenciement et constitue un droit ouvert dès le premier mois de présence dans l'entreprise, sans condition d'ancienneté minimale. Elle sert de base de négociation et doit respecter les plafonds légaux ou conventionnels.

Source : service-public.gouv.fr

Sources

La règle de calcul

Le calcul de l'indemnité minimale repose sur deux variables essentielles : le salaire de référence et l'ancienneté totale du salarié. Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des douze derniers mois précédant la rupture et la moyenne des trois derniers mois. Dans ce dernier cas, les primes annuelles ou exceptionnelles versées au cours de la période sont intégrées au prorata du temps de présence. Une fois ce salaire établi, la formule légale s'applique par tranches. Le salarié perçoit un quart de mois de salaire par année d'ancienneté pour les dix premières années. Pour les années au-delà de dix ans, le montant est porté à un tiers de mois de salaire par année supplémentaire.

L'ancienneté est calculée à partir de la date d'entrée dans l'entreprise jusqu'au terme du contrat. Les années incomplètes ne sont pas écartées mais font l'objet d'une proratisation en fonction du nombre de mois complets travaillés. Il est important de noter que, contrairement au licenciement, aucun minimum de présence n'est requis pour percevoir cette somme. Le montant obtenu est un plancher obligatoire : si une convention collective prévoit une indemnité plus élevée, c'est cette dernière qui s'applique. En cas de montant inférieur au minimum légal ou conventionnel, la Dreets refuse l'homologation, rendant la rupture nulle. La négociation peut cependant aboutir à un montant supérieur au minimum, selon l'accord entre les parties.

Sources

Comment utiliser le résultat

01

Vérifier le salaire retenu

Comparez la moyenne de vos douze derniers mois avec celle des trois derniers mois pour vous assurer que le montant le plus élevé a été utilisé comme base.

02

Ajuster l'ancienneté exacte

Comptabilisez précisément le nombre d'années et de mois complets à la date prévue de fin de contrat pour valider la proratisation du calcul.

03

Comparer avec la convention

Consultez votre convention collective pour vérifier si elle prévoit un barème plus favorable que le socle légal, car ce dernier s'imposerait alors à l'employeur.

04

Estimer le coût global

Prenez en compte les prélèvements sociaux et fiscaux applicables pour connaître le montant net perçu par le salarié et le coût total pour l'entreprise.

05

Consulter un professionnel

Transmettez ces simulations à un expert-comptable pour valider la conformité de la transaction et préparer les documents officiels nécessaires à l'homologation par la Dreets.

Plusieurs situations spécifiques peuvent influencer le calcul ou le versement de votre indemnité de rupture.

Cas particuliers et points de vigilance

  • Indemnité due dès le premier mois de présence sans minimum d'ancienneté requis.
  • Proratisation systématique des années incomplètes sur la base des mois complets.
  • Obligation de respecter le plancher conventionnel s'il est plus favorable que la loi.
  • Refus d'homologation par l'administration si le montant minimal n'est pas atteint.
  • Prise en compte des primes exceptionnelles proratisées dans le salaire de référence.
  • Application d'une contribution patronale de 40 % sur la part exonérée en 2026.
  • Imposition dès le premier euro pour les salariés éligibles à la retraite.
  • Exonération de cotisations limitée à deux plafonds annuels de la Sécurité sociale.
Le piège classique

Beaucoup pensent que l'indemnité est totalement nette. C'est inexact : les exonérations sont plafonnées et la LFSS 2026 impose une contribution patronale de 40 % sur la part exonérée. Plus grave, un salarié en droit de bénéficier d'une pension de retraite est imposable sur l'intégralité de l'indemnité dès le premier euro. Ne négligez pas ces paramètres fiscaux et sociaux lors de votre négociation pour éviter les mauvaises surprises.

Quel est le régime social et fiscal applicable en 2026 ?

En 2026, le traitement social de l'indemnité de rupture conventionnelle est encadré par des seuils précis. L'indemnité est exonérée de cotisations sociales dans la limite de deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit un montant de 96 120 € pour un PASS fixé à 48 060 €. Toutefois, l'employeur doit s'acquitter d'une contribution patronale spécifique dont le taux a été relevé à 40 % par la LFSS 2026. Cette contribution s'applique sur la part de l'indemnité qui est exonérée de cotisations.

Sur le plan fiscal, l'indemnité est en principe exonérée d'impôt sur le revenu dans certaines limites définies par la loi. Cependant, une exception majeure concerne les salariés qui sont en droit de bénéficier d'une pension de retraite au moment de la rupture. Pour ces derniers, l'indemnité perd son caractère exonéré et devient imposable dès le premier euro versé. Cette distinction est cruciale pour évaluer le montant net qui sera réellement perçu par l'intéressé. Compte tenu de la complexité de ces règles et de l'évolution des taux, l'arbitrage final doit être validé par un expert-comptable afin de garantir la conformité du bulletin de paie de sortie et d'optimiser le coût de l'opération pour les deux parties.

Questions fréquentes

Peut-on négocier plus que l'indemnité minimale ?+
Oui, le montant calculé est un plancher légal : employeur et salarié peuvent convenir librement d'un montant supérieur. En dessous du minimum, la Dreets refuse l'homologation.
L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?+
Elle est exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations dans certaines limites (notamment le montant de l'indemnité légale ou conventionnelle, et deux plafonds annuels de la Sécurité sociale pour les cotisations). Au-delà, la fraction excédentaire est soumise à l'impôt et aux cotisations.
Quel salaire de référence est retenu ?+
Le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois (les primes annuelles étant alors proratisées). C'est ce salaire qui sert de base au calcul du quart ou du tiers de mois par année d'ancienneté.
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