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Expert-comptable pour Mandataires Judiciaires

Numeris accompagne les mandataires judiciaires : gestion des fonds tiers, comptabilité par mandat et conformité CNAJMJ. Sécurisez votre cabinet avec nos experts.

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📅Mis à jour le 11 juin 20263 min de lectureRelu par l'équipe éditoriale

Expertise comptable dédiée aux Mandataires Judiciaires

La profession de mandataire judiciaire est soumise à des contraintes réglementaires et comptables d'une complexité rare. Entre la gestion rigoureuse des fonds de tiers, la comptabilité distincte pour chaque mandat et les obligations de contrôle par le Conseil National (CNAJMJ), la marge d'erreur est inexistante. Votre responsabilité personnelle est directement engagée dans la traçabilité et la sécurisation des sommes qui vous sont confiées. Dans ce contexte, un expert-comptable généraliste ne suffit pas. Il vous faut un partenaire qui maîtrise les subtilités de votre statut, de vos obligations auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et des spécificités de votre régime social et fiscal. Nous avons développé une méthodologie éprouvée pour les mandataires judiciaires, garantissant une conformité absolue et une optimisation de la structure de votre cabinet. Nous vous aidons à sécuriser votre exercice professionnel tout en pilotant la performance financière de votre activité.

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Les Obligations Comptables Spécifiques du Mandataire Judiciaire

L'exercice de la profession de mandataire judiciaire impose un cadre comptable d'une rigueur absolue, bien au-delà des standards applicables à d'autres professions libérales. Cette complexité découle de la double nature de votre activité : la gestion de votre propre cabinet et l'administration des fonds de tiers dans le cadre des procédures collectives. En tant que professionnel du droit et du chiffre, vous êtes soumis à des obligations de transparence et de régularité qui ne tolèrent aucune approximation. La moindre erreur dans la tenue de vos comptes peut avoir des répercussions désastreuses, tant sur le plan disciplinaire que pénal. C'est pourquoi l'accompagnement par un expert-comptable spécialisé n'est pas un luxe, mais une nécessité absolue pour sécuriser votre pratique quotidienne.

La dualité de la comptabilité : un impératif catégorique

Votre principale obligation est de maintenir deux systèmes comptables parfaitement étanches, qui ne doivent sous aucun prétexte se croiser ou se confondre. D'une part, la comptabilité de votre cabinet, qui retrace l'activité économique de votre structure. D'autre part, la comptabilité de mandat, qui suit les flux financiers de chaque procédure dont vous avez la charge.

1. La comptabilité de votre cabinet : Elle enregistre vos honoraires perçus, vos charges de fonctionnement (loyers, salaires de vos collaborateurs, frais de déplacement, assurances professionnelles), vos investissements (matériel informatique, logiciels métiers) et vos prélèvements personnels. En règle générale, les mandataires exerçant en nom propre sont soumis au régime des Bénéfices Non Commerciaux (BNC), avec la tenue d'une comptabilité de trésorerie (recettes/dépenses) ou d'engagement selon le régime choisi. La déclaration contrôlée 2035 est le document de référence pour l'administration fiscale. Si vous exercez en société (SELARL, SELAS), vous serez soumis à une comptabilité d'engagement stricte, avec l'établissement d'un bilan, d'un compte de résultat et d'une liasse fiscale (2033 ou 2050).

2. La comptabilité de mandat : Pour chaque procédure (sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire), vous devez tenir une comptabilité distincte et autonome. Cette comptabilité retrace tous les flux financiers liés à la procédure : encaissements d'actifs (ventes de biens, recouvrement de créances), paiements des créanciers privilégiés et chirographaires, frais de justice, honoraires des intervenants (commissaires-priseurs, avocats), et bien sûr, vos propres honoraires prélevés sur autorisation du juge-commissaire. Cette comptabilité n'est pas la vôtre ; elle appartient à l'entité en difficulté que vous représentez. Vous n'agissez qu'en qualité de dépositaire et de gestionnaire de ces fonds.

Cette séparation est fondamentale et fait l'objet de contrôles stricts par le Conseil National des Administrateurs Judiciaires et Mandataires Judiciaires (CNAJMJ) et les magistrats inspecteurs. Le non-respect de cette règle, même par négligence, peut entraîner des sanctions disciplinaires graves, allant du blâme à la radiation, sans préjudice de poursuites pénales pour abus de confiance ou détournement de fonds. En France, on dénombrait 324 mandataires judiciaires personnes physiques en exercice en 2022 (source : CNAJMJ, Rapport d'activité 2022), un nombre restreint qui souligne le haut niveau d'exigence et de sélectivité de la profession.

Le choix du régime fiscal et social : un levier d'optimisation crucial

Au-delà de la stricte conformité comptable, la structuration juridique et fiscale de votre cabinet est un enjeu majeur pour la pérennité de votre activité et la maximisation de vos revenus nets. Le choix entre l'exercice en nom propre (Entreprise Individuelle) et l'exercice en société (SELARL, SELAS, SPFPL) a des conséquences directes sur votre imposition et vos cotisations sociales.

  • L'Entreprise Individuelle (BNC) : C'est le statut historique. Vos bénéfices sont directement imposés à l'Impôt sur le Revenu (IR) dans la catégorie des BNC. Vous êtes soumis au statut des Travailleurs Non Salariés (TNS). L'inconvénient majeur de ce statut est que vous payez des cotisations sociales et de l'impôt sur l'intégralité de votre bénéfice, même si vous n'avez pas besoin de tout prélever pour votre train de vie. En cas de forte rentabilité, la pression fiscale et sociale peut devenir confiscatoire.
  • La SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) : C'est la forme sociale la plus répandue aujourd'hui. La société est soumise à l'Impôt sur les Sociétés (IS). Vous ne payez des cotisations sociales (statut TNS pour le gérant majoritaire) et de l'impôt sur le revenu que sur la rémunération que vous décidez de vous verser. Le bénéfice mis en réserve au sein de la société n'est soumis qu'à l'IS (15% jusqu'à 42 500 €, 25% au-delà). Cela permet de lisser vos revenus, de constituer une trésorerie de précaution pour le cabinet, ou de financer des investissements (rachat de clientèle, immobilier professionnel) dans des conditions fiscales optimales.
  • La SELAS (Société d'Exercice Libéral par Actions Simplifiée) : Elle offre une grande souplesse statutaire. Le président de SELAS relève du régime des assimilés-salariés. Il cotise au régime général de la Sécurité sociale, ce qui lui confère une meilleure protection (notamment en matière de retraite et de prévoyance), mais au prix de cotisations sociales nettement plus élevées que le statut TNS. Les dividendes versés en SELAS échappent en grande partie aux cotisations sociales, contrairement à la SELARL, ce qui peut s'avérer très avantageux dans certaines configurations.

Prenons un cas chiffré pour illustrer l'impact de ces choix. Imaginons un mandataire judiciaire réalisant 300 000 € d'honoraires annuels, avec 100 000 € de charges de fonctionnement. Son bénéfice avant rémunération est de 200 000 €. En BNC, il paiera environ 45 000 € de cotisations sociales (TNS) et sera imposé à l'IR sur 155 000 €. Son revenu net disponible après impôt sera d'environ 90 000 € (selon sa situation familiale). En SELARL à l'IS, s'il décide de se verser une rémunération de 100 000 €, il paiera environ 40 000 € de cotisations sociales. La société réalisera un bénéfice de 60 000 € (200 000 - 100 000 - 40 000), sur lequel elle paiera environ 10 750 € d'IS. Le mandataire disposera d'un revenu net après IR d'environ 70 000 €, mais il aura capitalisé près de 50 000 € au sein de sa société, augmentant ainsi la valeur de son patrimoine professionnel.

Les pièges courants : TVA, CFE et URSSAF

La gestion d'un cabinet de mandataire judiciaire comporte également son lot de chausse-trapes administratives et fiscales. La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un sujet particulièrement sensible. En principe, vos honoraires sont soumis à la TVA au taux normal de 20%. Cependant, certaines opérations spécifiques peuvent bénéficier d'exonérations ou de régimes particuliers. Il est impératif de sécuriser vos facturations pour éviter tout risque de redressement en cas de contrôle fiscal.

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est un autre point de vigilance. Son montant dépend de la valeur locative des locaux que vous utilisez pour votre activité. Une déclaration initiale (1447-C) mal renseignée peut entraîner une surtaxation durable. Votre expert-comptable doit vérifier chaque année l'avis d'imposition à la CFE pour s'assurer de sa conformité.

Enfin, les relations avec l'URSSAF et la caisse de retraite (CAVOM) nécessitent un suivi rigoureux. Les appels de cotisations provisionnelles, basés sur les revenus de l'année N-2, peuvent créer des décalages de trésorerie importants en cas de forte variation de votre activité. Une anticipation de ces appels, via des simulations régulières et des demandes de modulation si nécessaire, est indispensable pour éviter les mauvaises surprises et les pénalités de retard.

Les exigences réglementaires et la reddition des comptes

La tenue de ces comptabilités est strictement encadrée par le Code de commerce. Les textes précisent les modalités de présentation des comptes, les documents justificatifs à conserver et les obligations de transparence envers les juridictions et les créanciers. Vous devez être en mesure de produire à tout moment un état précis et documenté des fonds détenus pour chaque mandat, avec un rapprochement bancaire parfait.

Cette exigence culmine avec l'obligation de reddition des comptes à la fin de chaque mission. Ce document de synthèse, qui retrace l'intégralité des opérations financières réalisées pendant la procédure, doit être validé par le juge-commissaire avant la clôture du dossier. Un expert-comptable spécialisé s'assure que les documents produits sont conformes aux attentes des tribunaux de commerce et du CNAJMJ. Il vérifie la cohérence des soldes, la présence de toutes les pièces justificatives et le respect des délais légaux, évitant ainsi tout risque de rejet, de mise en cause de votre gestion ou de retard dans la perception de vos honoraires de résultat.

La Gestion Impérative des Fonds Tiers via la Caisse des Dépôts

Un pilier fondamental de la sécurité financière dans les procédures collectives est la centralisation et la protection des fonds appartenant aux entreprises en difficulté et à leurs créanciers. Pour les mandataires judiciaires, cette obligation légale et déontologique se matérialise par l'utilisation exclusive et systématique d'un compte ouvert à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Cette institution publique joue un rôle de tiers de confiance indispensable dans l'écosystème judiciaire français.

Le rôle centralisateur et protecteur de la CDC

Le Code de commerce est formel et ne souffre d'aucune exception : dès leur réception, tous les fonds, effets ou valeurs reçus dans le cadre d'un mandat de justice doivent être immédiatement déposés sur un compte dédié à la CDC. Cette obligation impérative vise plusieurs objectifs d'intérêt public :

  • Séparation absolue des patrimoines : Il est matériellement et juridiquement impossible de confondre les fonds des procédures collectives avec ceux de votre propre cabinet, ou de faire des compensations entre les fonds de différents mandats. Chaque euro perçu au titre d'une procédure doit être affecté à cette seule procédure.
  • Protection contre la défaillance : Les fonds déposés à la CDC bénéficient d'une garantie inconditionnelle de l'État français. En cas de défaillance bancaire systémique ou de sinistre majeur, les sommes appartenant aux créanciers et aux salariés des entreprises en difficulté sont totalement sécurisées.
  • Traçabilité et contrôle institutionnel : La CDC assure un suivi rigoureux, informatisé et inaltérable des flux financiers. Elle fournit des relevés détaillés qui facilitent les contrôles a posteriori par les autorités compétentes (magistrats, commissaires aux comptes, inspecteurs du CNAJMJ).
  • Rémunération des fonds : Les sommes déposées à la CDC génèrent des intérêts, qui sont affectés selon des règles précises définies par la loi, contribuant ainsi au financement de la justice ou à l'indemnisation des créanciers.

Le non-respect de cette obligation de dépôt immédiat est considéré comme l'une des fautes professionnelles les plus graves pour un mandataire judiciaire. Conserver des fonds de tiers sur un compte professionnel classique, même temporairement, vous expose à des poursuites disciplinaires immédiates et à des sanctions pénales pour détournement. L'expert-comptable joue un rôle crucial de vigie en s'assurant que chaque flux financier entrant est correctement enregistré et que les rapprochements bancaires avec le compte CDC sont effectués de manière méticuleuse, exhaustive et régulière (idéalement de façon hebdomadaire). Cela permet de justifier à tout instant, au centime près, de la position de trésorerie de chaque mandat en cours.

L'articulation comptable avec le compte CDC : une mécanique de précision

Dans la comptabilité de mandat, le compte CDC est le pivot central autour duquel s'articulent toutes les écritures. Chaque opération financière (cession d'un actif immobilier, encaissement du prix de vente d'un fonds de commerce, recouvrement d'une créance client, paiement des salaires via l'AGS, règlement des créanciers privilégiés, prélèvement de vos honoraires sur autorisation expresse du juge-commissaire) doit transiter physiquement par ce compte et être correctement imputée dans la comptabilité analytique de la procédure concernée.

La complexité augmente de manière exponentielle lorsque des opérations de répartition entre plusieurs dizaines ou centaines de créanciers sont effectuées. Il faut alors gérer des flux sortants massifs, s'assurer de la bonne réception des fonds par les bénéficiaires, traiter les rejets de virements (coordonnées bancaires obsolètes) et gérer les fonds non réclamés (qui devront in fine être consignés). Un logiciel de comptabilité métier spécifiquement adapté aux administrateurs et mandataires judiciaires, couplé au savoir-faire d'un expert-comptable rompu à ces exercices, sont indispensables pour maintenir une piste d'audit fiable.

L'expert-comptable vous assiste dans la mise en place de procédures de contrôle interne robustes :

  • Séparation des tâches : S'assurer que la personne qui initie un paiement n'est pas celle qui le valide.
  • Validation à double signature : Pour les montants importants, exiger une double validation électronique sur le portail de la CDC.
  • Contrôle des RIB : Mettre en place des procédures strictes de vérification des coordonnées bancaires des créanciers pour éviter les fraudes au faux fournisseur.
  • Revue analytique des soldes : Analyser régulièrement les soldes dormants à la CDC pour identifier les dossiers qui peuvent être clôturés.

Ces procédures ne sont pas de simples contraintes administratives ; elles constituent votre meilleure assurance responsabilité civile professionnelle. En cas de contrôle inopiné du CNAJMJ, la capacité à produire instantanément des états de rapprochement CDC parfaits et documentés est la preuve irréfutable de la maîtrise de votre cabinet et de la probité de votre gestion.

Découvrez comment notre expertise spécifique sécurise et optimise votre pratique professionnelle au quotidien.

Les avantages d'un expert-comptable spécialiste des mandataires judiciaires

Sécurisation de votre responsabilité

Nous mettons en place des procédures de contrôle interne pour garantir la conformité de votre comptabilité de mandat et la traçabilité des fonds.

Optimisation de votre statut social

Nous analysons votre situation pour arbitrer entre l'exercice individuel (TNS) et la société (SELARL, SELAS), afin de maîtriser vos cotisations.

Gain de temps sur la reddition

Grâce à une comptabilité de mandat tenue en temps réel, la préparation des rapports de reddition des comptes est grandement fluidifiée.

Pilotage financier de votre cabinet

Nous vous fournissons des tableaux de bord pour suivre la rentabilité de votre cabinet et prendre des décisions éclairées pour son développement.

Anticipation des contrôles

Notre connaissance des points de vigilance des contrôleurs du CNAJMJ nous permet de préparer en amont les dossiers et de vous assister.

Conseils sur la fiscalité

Nous vous aidons à optimiser la fiscalité de votre structure, que ce soit à l'impôt sur le revenu (BNC) ou à l'impôt sur les sociétés (IS).

Pour sécuriser votre exercice et optimiser votre situation, voici les points de vigilance à vérifier chaque année avec votre expert-comptable.

Checklist annuelle pour le mandataire judiciaire

  • Validation de la séparation stricte entre la comptabilité du cabinet et les comptabilités de mandat.
  • Rapprochement bancaire exhaustif du compte Caisse des Dépôts et Consignations.
  • Établissement de la déclaration de revenus professionnels (2035 pour les BNC ou liasse fiscale pour les sociétés).
  • Calcul et déclaration des cotisations sociales personnelles auprès de l'URSSAF.
  • Vérification de l'assujettissement à la TVA sur les honoraires et dépôt des déclarations correspondantes.
  • Déclaration et paiement de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE).
  • Revue de la pertinence de la structure d'exercice (individuel vs société) au vu de l'évolution des revenus.
  • Archivage sécurisé des pièces comptables de chaque mandat clôturé selon les délais légaux.

Notre méthodologie d'accompagnement sur-mesure

Chez Numeris Expertise, nous avons la conviction profonde que l'accompagnement d'un mandataire judiciaire ne peut en aucun cas être standardisé. Votre profession est unique, vos contraintes réglementaires sont exceptionnelles, et votre exposition au risque est maximale. Cela requiert de notre part une compréhension intime de votre écosystème, une disponibilité sans faille et un dialogue constant. Notre approche méthodologique, éprouvée auprès de nombreux professionnels du droit, se décline en trois phases claires, conçues pour vous apporter sécurité, gain de temps et performance financière.

1. Audit approfondi et paramétrage initial sur-mesure

La première étape de notre collaboration consiste en un audit complet et sans concession de votre organisation comptable et administrative existante. Nous passons au crible vos outils informatiques, vos méthodes de saisie pour les mandats, la structuration juridique de votre cabinet et vos procédures de contrôle interne. Nous identifions les zones de risque potentiel, les goulots d'étranglement administratifs et les opportunités d'optimisation fiscale inexploitées.

Sur la base de ce diagnostic exhaustif, nous paramétrons un plan comptable analytique parfaitement adapté à la fois aux besoins de gestion de votre cabinet et aux spécificités draconiennes des comptabilités de mandat. Nous interfaçons nos outils avec vos logiciels métiers pour automatiser la récupération des flux bancaires de la CDC et de vos comptes professionnels. Un professionnel peut mettre en place des processus de transmission d'informations fluides, dématérialisés et hautement sécurisés pour garantir une saisie en temps réel et sans perte de données.

> « La plus grande source de risque pour un mandataire judiciaire réside dans une mauvaise affectation des flux financiers entre les mandats ou avec le cabinet. Un paramétrage initial rigoureux de la comptabilité analytique par dossier, couplé à des rapprochements bancaires hebdomadaires, est la clé pour prévenir 99% des erreurs et sécuriser la responsabilité du professionnel », souligne Hélène Marchand, expert-comptable et gérante de Numeris Expertise.

2. Tenue comptable rigoureuse et reporting régulier

Une fois le cadre posé, nous prenons en charge la tenue intégrale de votre comptabilité de cabinet. Nous saisissons vos factures d'achats, vos notes de frais, vos relevés bancaires professionnels et nous établissons vos déclarations de TVA avec une précision d'horloger. Parallèlement, nous vous assistons activement dans la supervision et la révision de vos comptabilités de mandat. Nous effectuons les rapprochements bancaires complexes avec les relevés de la Caisse des Dépôts, nous lettrons les comptes de tiers et nous vérifions la cohérence des soldes de chaque procédure.

Pour vous permettre de piloter votre activité avec une visibilité totale, nous produisons des états financiers intermédiaires (situations comptables, tableaux de bord de gestion) pour votre cabinet. Vous connaissez ainsi à tout moment votre niveau de rentabilité, l'évolution de vos charges fixes et votre trésorerie disponible. Pour les mandats, nous vous aidons à générer rapidement et sans erreur les rapports financiers nécessaires pour l'information des créanciers, les requêtes au juge-commissaire et les rapports au procureur de la République.

Cas concret d'accompagnement : Maître Laurent, mandataire judiciaire à Lyon, passait près de trois jours par mois à consolider manuellement les informations financières pour préparer ses redditions de comptes, au détriment du traitement juridique de ses dossiers. En déployant un suivi analytique automatisé, des imports directs depuis la CDC et des rapprochements bancaires hebdomadaires, Numeris Expertise a réduit ce temps administratif à moins d'une demi-journée par mois. Maître Laurent a pu réallouer ce temps précieux à la gestion de ses dossiers complexes et au développement de son étude, tout en abordant ses contrôles CNAJMJ avec une sérénité absolue.

3. Clôture annuelle, déclarations fiscales et conseil stratégique à haute valeur ajoutée

En fin d'exercice comptable, nous mobilisons notre expertise pour établir vos comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) et l'ensemble de vos déclarations fiscales et sociales dans le strict respect des délais légaux. Que vous exerciez en BNC (déclaration 2035) ou en société soumise à l'IS (liasse fiscale 2033/2050), nous garantissons la conformité de vos liasses et nous nous chargeons de leur télétransmission à l'administration fiscale (EDI). Nous calculons et déclarons également vos cotisations sociales personnelles auprès de l'URSSAF et de la CAVOM, en anticipant les régularisations pour éviter les chocs de trésorerie.

Mais notre mission d'expert-comptable va bien au-delà de la simple production de documents obligatoires. Nous organisons un bilan annuel approfondi pour analyser vos résultats financiers, décrypter l'évolution de vos marges et discuter des opportunités d'optimisation fiscale et sociale pour l'année à venir. Nous vous conseillons sur les orientations stratégiques majeures pour votre cabinet :

  • Arbitrage rémunération / dividendes : Déterminer le mix optimal pour minimiser la pression fiscale et sociale tout en assurant votre train de vie.
  • Évolution de la structure juridique : Vous accompagner dans la transformation de votre BNC en SELARL ou SELAS, ou dans la création d'une Société de Participations Financières de Professions Libérales (SPFPL) pour faciliter un rachat de parts ou optimiser la gestion de votre trésorerie excédentaire.
  • Investissements et financement : Vous assister dans la recherche de financements pour l'acquisition de vos locaux professionnels (via une SCI) ou le rachat d'une clientèle confraternelle.
  • Préparation à la retraite et transmission : Anticiper la fin de votre carrière en valorisant votre cabinet et en structurant sa transmission dans les meilleures conditions fiscales.

Avec Numeris Expertise, vous bénéficiez d'un véritable partenaire de confiance, dédié à la protection de votre responsabilité et à la croissance de votre patrimoine professionnel.

Nous proposons des forfaits adaptés à la complexité de votre activité, incluant la gestion de la comptabilité du cabinet, l'assistance sur les mandats et le conseil fiscal.

Nos offres pour les mandataires judiciaires

Pack Création & Reprise

à partir deSur devisHT/mois
  • Choix du statut juridique
  • Prévisionnel financier
  • Immatriculation
Populaire

Pack Gestion Intégrale

à partir deSur devisHT/mois
  • Comptabilité du cabinet (BNC/IS)
  • Assistance comptabilité de mandat
  • Déclarations fiscales et sociales
  • Bilan annuel et conseil

Questions fréquentes sur la comptabilité des mandataires judiciaires

Un mandataire judiciaire est-il soumis à la TVA ?+
Les honoraires sont généralement soumis à la TVA à 20%. Toutefois, des exonérations spécifiques peuvent s'appliquer selon la nature exacte de la mission confiée.
Quelle est la différence entre la comptabilité du cabinet et celle des mandats ?+
La comptabilité du cabinet retrace votre activité propre. Celle des mandats est une comptabilité de dépôt qui suit les fonds de tiers pour chaque procédure.
Quel est le régime fiscal d'un mandataire judiciaire ?+
En nom propre, l'imposition se fait en BNC. En société (SELARL, SELAS), l'option pour l'Impôt sur les Sociétés (IS) est possible et souvent avantageuse.
Puis-je utiliser un seul compte bancaire pour mon activité ?+
Non. Un compte est dédié au cabinet, et un compte unique à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) centralise les fonds des procédures.
Quels sont les risques d'une mauvaise tenue comptable ?+
Les risques incluent la mise en cause de votre responsabilité civile et pénale, des sanctions disciplinaires par le CNAJMJ, et des redressements fiscaux.
Un expert-comptable peut-il accéder au compte de la CDC ?+
L'expert-comptable n'a pas d'accès direct pour effectuer des opérations, mais peut recevoir des accès en consultation pour effectuer les rapprochements bancaires.
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