📋 Points clés à retenir
- 1Accompagnement complet pour le choix entre micro-BIC et régime réel.
- 2Gestion spécifique de l'amortissement du véhicule et de la licence (ADS).
- 3Suivi rigoureux des déclarations de TVA et de la liasse fiscale annuelle.
- 4Digitalisation de la collecte des pièces comptables et des justificatifs.
Expert-comptable pour Chauffeurs de Taxi
La profession de chauffeur de taxi est soumise à des réglementations comptables et fiscales spécifiques qui complexifient sa gestion quotidienne. Entre l'amortissement du véhicule et de la licence (ADS), l'application du taux de TVA réduit, et le choix crucial entre le régime micro-BIC et le régime réel, les sources d'erreurs et de pertes financières sont nombreuses. Une comptabilité rigoureuse n'est pas seulement une obligation légale, c'est un outil indispensable pour piloter la rentabilité de votre activité. Numeris Expertise vous apporte la clarté et la sécurité nécessaires pour vous consacrer pleinement à votre activité. Nous maîtrisons les subtilités de votre secteur pour transformer vos obligations en opportunités d'optimisation. Confiez-nous la gestion de vos chiffres et assurez la pérennité de votre entreprise.
Notre méthode d'accompagnement pour les chauffeurs de taxi
Découvrez notre processus d'intégration et de suivi comptable conçu spécifiquement pour les professionnels du transport de personnes.
Audit initial et paramétrage
Nous commençons par un audit complet de votre situation : statut juridique, régime fiscal actuel, mode d'acquisition du véhicule et de la licence. Cet état des lieux nous permet de paramétrer votre dossier comptable en intégrant toutes les spécificités de votre activité pour une gestion optimisée dès le premier jour.
Collecte et traitement mensuel
Vous nous transmettez vos documents (relevés bancaires, factures d'achat, notes de frais) via notre plateforme sécurisée. Notre équipe saisit, classe et analyse chaque flux pour tenir votre comptabilité à jour en temps réel. Nous préparons et télétransmettons vos déclarations de TVA périodiques.
Conseil et optimisation proactifs
Nous ne nous contentons pas de traiter des chiffres. Nous surveillons vos indicateurs (chiffre d'affaires, charges, rentabilité) et vous alertons sur les opportunités d'optimisation. Nous vous conseillons sur la gestion de vos frais de carburant, d'entretien, et sur les plafonds d'amortissement.
Bilan annuel et liasse fiscale
En fin d'exercice, nous établissons votre bilan comptable et votre compte de résultat. Nous réalisons l'ensemble des déclarations fiscales annuelles (liasse fiscale 2031 et annexes) en veillant à l'application de toutes les déductions possibles pour minimiser votre impôt. Nous vous présentons les résultats de manière claire et intelligible.
Les obligations comptables et fiscales spécifiques aux taxis
L'activité d'artisan taxi est encadrée par un ensemble de règles comptables et fiscales qu'il est indispensable de maîtriser pour sécuriser et optimiser votre entreprise. Ces règles concernent principalement votre régime d'imposition, la gestion de la TVA et l'amortissement de vos actifs professionnels.
L'imposition des revenus dans la catégorie des BIC
En tant qu'artisan taxi, vos revenus sont imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Ce n'est pas un choix mais une obligation légale inhérente à la nature commerciale de votre profession. Vous avez cependant une décision stratégique fondamentale à prendre concernant le régime d'imposition applicable à votre structure.
Le régime micro-BIC : Ce régime est applicable si votre chiffre d'affaires annuel hors taxes ne dépasse pas le seuil de 77 700 euros pour les prestations de services. Il offre une indéniable simplicité de gestion administrative : vous déclarez votre chiffre d'affaires brut encaissé et l'administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 50 % pour frais professionnels. Cet abattement est réputé couvrir l'intégralité de vos charges d'exploitation (carburant, assurance, entretien du véhicule, cotisations sociales, frais de stationnement, etc.). Aucune déduction supplémentaire n'est autorisée.
Le régime réel simplifié : Ce régime devient obligatoire au-delà du seuil du micro-BIC, mais il peut également être choisi sur option volontaire même si votre chiffre d'affaires est inférieur à la limite. Ce régime vous permet de déduire l'ensemble de vos charges professionnelles pour leur montant réel et justifié. Il est très souvent plus avantageux pour un chauffeur de taxi, car les frais réels (notamment l'amortissement du véhicule, l'amortissement éventuel de la licence, les frais financiers liés aux emprunts, le carburant et l'assurance) dépassent allègrement le montant de l'abattement forfaitaire de 50 % du régime micro.
Prenons un exemple chiffré concret pour illustrer cette différence. Un chauffeur de taxi réalise 60 000 euros de chiffre d'affaires annuel. Sous le régime du micro-BIC, son bénéfice imposable sera calculé forfaitairement à 30 000 euros. S'il opte pour le régime réel et que ses charges réelles (amortissement du véhicule de 10 000 euros, carburant de 8 000 euros, assurance de 2 500 euros, cotisations sociales de 8 000 euros, entretien et réparations de 3 500 euros, frais d'expertise comptable de 1 500 euros) s'élèvent à un total de 33 500 euros, son bénéfice imposable réel tombe à 26 500 euros. L'option pour le régime réel lui permet ici de réduire sa base imposable de 3 500 euros, générant ainsi une économie substantielle sur son impôt sur le revenu et ses cotisations sociales.
La gestion comptable de l'Autorisation de Stationnement (ADS)
L'Autorisation de Stationnement (ADS), communément appelée « licence de taxi », constitue un actif incorporel majeur qui doit impérativement figurer au bilan de votre entreprise si vous en êtes le propriétaire. Le traitement comptable et fiscal de cette licence dépend de sa date d'acquisition et de sa nature.
Pour les licences acquises avant le 1er octobre 2014, il s'agit d'un droit de présentation à durée illimitée. À ce titre, la licence n'est pas amortissable sur le plan comptable et fiscal. Toutefois, elle peut faire l'objet d'une provision pour dépréciation si sa valeur vénale sur le marché tombe en dessous de sa valeur d'acquisition historique.
Pour les licences délivrées après le 1er octobre 2014, la législation a profondément évolué. Ces nouvelles autorisations sont désormais incessibles et délivrées pour une durée limitée de cinq ans, renouvelable. Bien qu'elles soient gratuites lors de leur délivrance initiale par l'administration, les frais annexes liés à leur obtention peuvent être immobilisés. La distinction entre ces deux régimes d'ADS exige une tenue de compte rigoureuse pour éviter tout redressement de la part de l'administration fiscale.
TVA et amortissement : les deux piliers de l'optimisation fiscale
Deux mécanismes fiscaux se trouvent au centre de la gestion financière d'une activité de taxi : l'application des différents taux de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et les règles strictes encadrant l'amortissement du véhicule professionnel. Une maîtrise parfaite de ces deux sujets est absolument essentielle pour préserver votre marge bénéficiaire et assurer la rentabilité de vos courses.
La complexité des taux de TVA applicables
Le transport de voyageurs, qui constitue l'activité principale et historique du taxi, bénéficie d'un taux de TVA réduit fixé à 10 %. Vous devez par conséquent facturer vos courses classiques avec cette TVA à 10 % et non au taux normal de 20 %. Cette spécificité sectorielle engendre plusieurs conséquences pratiques. D'une part, vous devez correctement paramétrer votre taximètre, votre terminal de paiement électronique et votre logiciel de facturation pour isoler cette taxe. D'autre part, lors de vos déclarations de TVA (qu'elles soient mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon votre régime), vous collectez cette TVA à 10 % que vous reversez ensuite au Trésor Public, après avoir déduit la TVA que vous avez vous-même supportée sur vos propres dépenses professionnelles (carburant, entretien du véhicule, péages, honoraires de votre cabinet comptable, etc.).
Cependant, la situation se complexifie si vous proposez des services annexes. Par exemple, le transport exclusif de colis ou de plis, le rapatriement de véhicules, ou encore les prestations de mise à disposition d'un véhicule avec chauffeur pour des événements spécifiques (mariages, circuits touristiques facturés à l'heure) sont soumis au taux normal de TVA à 20 %. La tenue d'une comptabilité analytique ou d'une ventilation précise de vos recettes est alors indispensable pour ventiler correctement votre chiffre d'affaires selon les taux applicables.
« La gestion rigoureuse de la TVA à 10 % et l'optimisation stratégique de l'amortissement du véhicule sont les deux leviers fiscaux les plus déterminants pour un chauffeur de taxi. Une erreur d'appréciation sur ces points techniques peut coûter plusieurs milliers d'euros par an en impôts inutiles ou en pénalités », souligne Hélène Marchand, experte-comptable.
L'amortissement du véhicule : une déduction strictement encadrée
L'acquisition de votre véhicule professionnel représente généralement l'investissement matériel le plus lourd de votre carrière. Sur le plan comptable, la valeur de ce véhicule n'est pas déduite intégralement l'année de son achat, mais elle est étalée sur sa durée normale d'utilisation (généralement entre 4 et 5 ans) via le mécanisme de l'amortissement. Chaque année, une fraction du prix d'achat est ainsi comptabilisée en charge d'exploitation, ce qui vient mécaniquement réduire votre bénéfice imposable.
Toutefois, l'administration fiscale a instauré des plafonds stricts pour la déduction fiscale de cet amortissement, plafonds qui varient en fonction du type de motorisation du véhicule et de son niveau d'émissions de dioxyde de carbone (CO2). Pour les véhicules affectés à l'activité de taxi, la réglementation prévoit des dispositions spécifiques. Historiquement, les taxis bénéficiaient d'une exonération des plafonds d'amortissement applicables aux véhicules de tourisme. Cependant, la législation a évolué et il convient de vérifier scrupuleusement les règles en vigueur l'année de l'acquisition.
Pour un véhicule de tourisme classique acquis récemment, le plafond d'amortissement déductible peut être limité à 30 000 euros (pour les véhicules électriques ou hybrides rechargeables émettant moins de 20g de CO2/km), 20 300 euros, 18 300 euros, voire 9 900 euros pour les véhicules les plus polluants. Si le prix d'achat de votre véhicule dépasse ce plafond, la fraction de l'amortissement calculée sur la part excédentaire devra être réintégrée extra-comptablement dans votre résultat fiscal, augmentant ainsi votre impôt. Le choix du véhicule a donc un impact fiscal direct et majeur qu'il faut anticiper avant la signature du bon de commande.
Sources
- Sont soumis au taux réduit de 10 % de la taxe sur la valeur ajoutée [...] les transports de voyageurs et leurs bagages.(legifrance)
- Pour les véhicules utilisés comme taxis [...], la part de l'amortissement qui n'est pas déductible est déterminée à partir de la fraction du prix d'acquisition qui excède 30 000 €.(bofip)
Le choix du statut juridique et ses impacts sociaux pour le chauffeur de taxi
L'exercice de la profession de chauffeur de taxi nécessite de choisir un cadre juridique approprié. Ce choix n'est pas neutre : il détermine l'étendue de votre responsabilité, votre régime d'imposition (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés) et, surtout, votre statut social et le montant de vos cotisations.
L'Entreprise Individuelle (EI) : la simplicité historique
L'Entreprise Individuelle est le statut le plus couramment adopté par les artisans taxis en raison de sa grande simplicité de constitution et de fonctionnement. Depuis la réforme entrée en vigueur en mai 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est protégé de plein droit. Seul le patrimoine professionnel (véhicule, licence, compte bancaire dédié) peut être saisi par les créanciers professionnels en cas de défaillance.
En EI, les bénéfices réalisés sont directement imposés entre vos mains à l'Impôt sur le Revenu (IR) dans la catégorie des BIC. Sur le plan social, vous relevez du statut des Travailleurs Non-Salariés (TNS) et vous êtes affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Les cotisations sociales sont calculées sur la base de votre bénéfice imposable. Ce statut est particulièrement adapté si vous souhaitez maximiser votre rémunération immédiate, car le taux de charges sociales des TNS (environ 40 à 45 % du bénéfice net) est significativement inférieur à celui des dirigeants assimilés salariés.
L'exercice en société : EURL ou SASU
La création d'une société unipersonnelle (EURL ou SASU) constitue une alternative pertinente, notamment lorsque l'activité se développe ou que vous souhaitez optimiser votre fiscalité personnelle.
L'Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) : Le gérant associé unique d'une EURL relève également du statut des TNS. L'avantage principal de l'EURL réside dans la possibilité d'opter pour l'Impôt sur les Sociétés (IS). Sous ce régime, le bénéfice de l'entreprise est imposé à un taux fixe (15 % jusqu'à 42 500 euros de bénéfice, puis 25 % au-delà). Vous pouvez ainsi piloter votre rémunération : vous ne payez des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu que sur la rémunération que vous décidez de vous verser. Le bénéfice non distribué reste dans la société pour financer de futurs investissements (comme le renouvellement du véhicule). Attention toutefois, la part des dividendes versés qui excède 10 % du capital social et des comptes courants d'associés est assujettie aux cotisations sociales TNS.
La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) : Le président associé unique d'une SASU bénéficie du statut d'assimilé salarié. Il est affilié au régime général de la Sécurité sociale et bénéficie d'une protection sociale plus étendue (notamment pour la retraite et les indemnités journalières), à l'exception de l'assurance chômage. En contrepartie, le coût des charges sociales est beaucoup plus élevé (environ 80 % du salaire net). L'attrait majeur de la SASU réside dans le traitement fiscal et social des dividendes : contrairement à l'EURL, les dividendes versés en SASU ne sont pas soumis aux cotisations sociales, mais uniquement au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou « flat tax ») de 30 %. Ce statut est souvent privilégié par les chauffeurs de taxi qui souhaitent se verser une rémunération minimale pour valider leurs trimestres de retraite et percevoir le reste de leurs revenus sous forme de dividendes.
La gestion quotidienne, la facturation et les frais professionnels
Au-delà des grandes options fiscales et juridiques, la rentabilité d'une entreprise de taxi se construit au quotidien, par une gestion rigoureuse de la facturation, des encaissements et des dépenses professionnelles. L'administration fiscale est particulièrement attentive à la justification des flux financiers dans ce secteur d'activité où les transactions en espèces restent fréquentes.
Les obligations en matière de facturation et d'encaissement
La réglementation impose la délivrance d'une note (ou facture) au client pour toute course dont le montant est supérieur ou égal à 25 euros toutes taxes comprises (TTC). Pour les montants inférieurs, la remise d'une note est facultative, sauf si le client en fait expressément la demande. Cette note doit comporter des mentions obligatoires précises : date, coordonnées de l'entreprise, numéro d'immatriculation du véhicule, adresses de départ et d'arrivée, décompte détaillé du prix (prise en charge, kilomètres parcourus, suppléments éventuels) et montant total TTC.
Par ailleurs, l'équipement d'un Terminal de Paiement Électronique (TPE) en état de fonctionnement est une obligation légale pour tous les chauffeurs de taxi. Vous êtes tenu d'accepter les paiements par carte bancaire quel que soit le montant de la course. Les commissions bancaires prélevées sur ces transactions constituent des charges financières intégralement déductibles de votre résultat professionnel.
Une attention particulière doit être portée à la gestion des pourboires. Qu'ils soient perçus en espèces ou intégrés au paiement par carte bancaire, les pourboires constituent un complément de rémunération inhérent à votre activité. À ce titre, ils doivent obligatoirement être comptabilisés dans vos recettes professionnelles, déclarés, et sont soumis à l'impôt sur le revenu ainsi qu'aux cotisations sociales. L'omission de déclaration des pourboires est une cause fréquente de redressement lors d'un contrôle fiscal.
La déductibilité des frais professionnels courants
Le régime réel d'imposition vous autorise à déduire l'ensemble des dépenses engagées dans l'intérêt direct de votre exploitation. Parmi ces dépenses, on retrouve classiquement le carburant, les primes d'assurance professionnelle, les frais d'entretien et de réparation du véhicule, les péages, les frais de stationnement, les abonnements téléphoniques professionnels, ainsi que les honoraires de votre expert-comptable.
La question des frais de repas est souvent source d'interrogations. En tant que travailleur indépendant, vous pouvez déduire vos frais de repas pris sur votre lieu de travail ou à proximité, à condition que la distance entre votre domicile et votre lieu d'exercice justifie l'impossibilité de rentrer déjeuner chez vous. Pour un chauffeur de taxi, dont le lieu de travail est par nature mobile, cette condition est généralement remplie. Toutefois, la déduction est plafonnée. L'administration fiscale fixe chaque année des limites : seule la fraction du prix du repas comprise entre un montant plancher (représentant la valeur d'un repas pris à domicile) et un montant plafond est déductible. Il est impératif de conserver l'ensemble des justificatifs (notes de restaurant, tickets de boulangerie) pour valider ces déductions.
Enfin, concernant les frais vestimentaires, la règle est stricte : seules les dépenses liées à l'acquisition et à l'entretien de vêtements spécifiques à la profession (comme un uniforme obligatoire) sont déductibles. Les vêtements de ville, même s'ils sont portés exclusivement pendant les heures de travail, ne constituent pas une charge déductible.
La transmission de l'entreprise et la cession de la licence (ADS)
La fin de carrière ou la réorientation professionnelle d'un artisan taxi implique la cession de son outil de travail, et plus particulièrement de son Autorisation de Stationnement (ADS). Cette opération financière majeure génère des conséquences fiscales importantes, notamment en matière d'imposition des plus-values professionnelles, qu'il convient d'anticiper avec l'aide de votre expert-comptable.
Le principe d'imposition des plus-values de cession
Lorsque vous cédez votre licence de taxi (pour les licences acquises avant 2014 et donc cessibles), la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition initial constitue une plus-value professionnelle. Si vous avez créé votre entreprise et obtenu la licence gratuitement avant 2014, la plus-value est égale à la totalité du prix de vente.
Cette plus-value est en principe soumise à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Le taux d'imposition dépend de la durée de détention de la licence. Si la licence a été détenue depuis moins de deux ans, la plus-value est qualifiée de « court terme » et est imposée dans les conditions normales de votre bénéfice d'exploitation. Si elle a été détenue depuis plus de deux ans, elle est qualifiée de « long terme » et bénéficie d'un taux d'imposition forfaitaire réduit, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux en vigueur.
Les dispositifs d'exonération des plus-values
Heureusement, le législateur a prévu plusieurs dispositifs d'exonération totale ou partielle des plus-values professionnelles, particulièrement pertinents pour les artisans taxis lors de la cession de leur activité. L'application de ces dispositifs dépend de votre situation spécifique.
L'exonération en fonction des recettes (Article 151 septies du CGI) : Si vous exercez votre activité depuis au moins cinq ans, vous pouvez bénéficier d'une exonération totale de la plus-value si la moyenne de vos recettes hors taxes des deux années civiles précédant la cession est inférieure à 90 000 euros (seuil applicable aux prestations de services). Si cette moyenne est comprise entre 90 000 euros et 126 000 euros, l'exonération est partielle et dégressive. Ce dispositif est très souvent utilisé par les chauffeurs de taxi exerçant à titre individuel.
L'exonération en fonction de la valeur des éléments transmis (Article 238 quindecies du CGI) : Ce dispositif s'applique en cas de cession d'une branche complète d'activité (ce qui est le cas lors de la vente de la licence et du véhicule). L'exonération est totale si la valeur des éléments transmis (hors biens immobiliers) n'excède pas 500 000 euros. Elle est partielle si cette valeur est comprise entre 500 000 euros et 1 000 000 euros. L'activité doit également avoir été exercée pendant au moins cinq ans.
L'exonération pour départ à la retraite (Article 151 septies A du CGI) : Si vous cédez votre entreprise de taxi à l'occasion de votre départ à la retraite, vous pouvez bénéficier d'une exonération totale de l'impôt sur le revenu sur la plus-value réalisée, sous réserve de cesser toute fonction dans l'entreprise et de faire valoir vos droits à la retraite dans les deux années suivant ou précédant la cession. Attention, cette exonération ne concerne que l'impôt sur le revenu ; les prélèvements sociaux restent dus.
L'articulation et l'optimisation de ces différents régimes d'exonération nécessitent une analyse approfondie de votre dossier. Une erreur de calcul ou le non-respect d'une condition de délai peut entraîner la perte du bénéfice de l'exonération et générer une charge fiscale imprévue de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Avant de valider votre liasse fiscale, assurez-vous d'avoir correctement traité les points suivants, qui font souvent l'objet de contrôles de la part de l'administration fiscale.
Points de vigilance pour votre déclaration fiscale de taxi
- ✓Plafond d'amortissement du véhicule respecté selon ses émissions de CO2.
- ✓Réintégration de la part personnelle de l'utilisation des frais (carburant, assurance) si le véhicule a un usage mixte.
- ✓Correcte ventilation du chiffre d'affaires entre transport de personnes (TVA 10%) et autres prestations (ex: transport de colis, TVA 20%).
- ✓Déduction des frais de repas dans la limite des plafonds fixés par l'URSSAF.
- ✓Justification de tous les frais kilométriques si vous utilisez un véhicule personnel pour certains déplacements professionnels.
- ✓Vérification de l'éligibilité à des crédits d'impôt (ex: pour la formation du chef d'entreprise).
- ✓Bonne imputation des cotisations sociales personnelles (URSSAF) en charges déductibles.
Confier votre comptabilité à un cabinet qui connaît parfaitement les rouages de votre profession vous offre des avantages décisifs pour le développement de votre entreprise.
Les avantages d'un expert-comptable spécialiste des taxis
Optimisation fiscale
Nous analysons votre situation pour choisir le régime fiscal le plus adapté et nous assurons que toutes les déductions spécifiques à votre métier sont appliquées.
Gain de temps
Libérez-vous des contraintes administratives et comptables. Nous prenons en charge vos déclarations (TVA, liasse fiscale) pour que vous puissiez vous concentrer sur la route.
Sécurité et conformité
Évitez les erreurs et les risques de redressement fiscal. Nous garantissons une comptabilité conforme aux dernières réglementations en vigueur pour votre profession.
Conseils personnalisés
Nous vous conseillons sur vos projets d'investissement (achat de véhicule, de licence), sur votre statut social et sur la préparation de votre retraite.
Chaque artisan taxi a des besoins différents. C'est pourquoi nous proposons une tarification transparente, basée sur le volume de votre activité et les services dont vous avez besoin. Obtenez un devis détaillé et sans engagement en quelques clics.
Des honoraires clairs et adaptés à votre activité de taxi
Essential
- ✓Tenue comptable mensuelle
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- ✓Liasse fiscale annuelle (BIC/BNC)
- ✓Bilan annuel et compte de résultat
- ✓Accès tableau de bord en ligne
- ✓Réponses par email sous 48h
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Pro
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- ✓Déclarations TVA mensuelles
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- ✓Réponses prioritaires sous 24h (chat + tel)
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- ✓1 audit fiscal annuel inclus
Premium
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Questions fréquentes sur la comptabilité des taxis
Quel est le meilleur statut juridique pour un chauffeur de taxi ?+
Dois-je obligatoirement avoir un compte bancaire professionnel ?+
Comment déduire mes frais de carburant ?+
Un expert-comptable est-il obligatoire pour un taxi ?+
Puis-je déduire l'achat de ma licence de taxi (ADS) ?+
Comment gérer les pourboires en comptabilité ?+
Expertises à comparer pour les taxis
Comptabilité générale
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Conseil fiscal
Optimisation fiscale, déclarations d'impôts, TVA et accompagnement lors de contrôles fiscaux.
Gestion sociale
Bulletins de paie, déclarations sociales, contrats de travail et conseil en droit social.
Création d'entreprise
Accompagnement dans le choix du statut juridique, rédaction des statuts et formalités de création.
Conseil en gestion
Tableaux de bord, prévisionnel financier, analyse de rentabilité et pilotage de votre activité.
Audit & commissariat
Missions d'audit légal et contractuel, commissariat aux comptes et attestations.