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Expert-comptable pour Carreleurs : Optimisez votre activité

Optimisez la gestion de votre entreprise de carrelage avec Numeris. Expertise en TVA, suivi de rentabilité par chantier et conformité décennale BTP.

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📅Mis à jour le 11 juin 20263 min de lectureRelu par l'équipe éditoriale

Les spécificités de la TVA pour les travaux de carrelage

La gestion de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un enjeu central et particulièrement complexe pour tout artisan du bâtiment, et le métier de carreleur ne fait pas exception.

Ventiler correctement la TVA

La complexité réside principalement dans l'existence de plusieurs taux de TVA qui s'appliquent différemment selon la nature exacte des travaux réalisés, la destination des locaux et le statut de votre client. Maîtriser ces règles est indispensable non seulement pour garantir la conformité de votre facturation vis-à-vis de l'administration fiscale, mais aussi pour préserver votre compétitivité sur le marché.

Le taux normal de TVA à 20 % : la règle par défaut Le taux de TVA...

Le taux normal de TVA à 20 % : la règle par défaut Le taux de TVA normal, fixé à 20 %, s'applique par défaut à la grande majorité de vos prestations de carrelage si aucune condition dérogatoire n'est remplie. Ce taux concerne systématiquement tous les travaux réalisés dans des locaux neufs, c'est-à-dire les bâtiments dont la construction a été achevée depuis moins de deux ans. Il s'applique également à toutes les interventions effectuées dans des locaux à usage professionnel ou commercial, tels que des bureaux, des boutiques, des entrepôts ou des bâtiments industriels, quelle que soit leur date d'achèvement.

Financer l'acquisition et le démarrage

De plus, si vous réalisez des travaux d'aménagement extérieur qui ne sont pas directement rattachés à l'habitation principale, comme la pose de carrelage sur une terrasse non attenante ou dans un abri de jardin indépendant, le taux de 20 % reste la norme applicable. Il est crucial de bien identifier ces situations dès l'établissement du devis pour éviter toute erreur de facturation qui pourrait vous être reprochée lors d'un contrôle fiscal.

Le taux intermédiaire de 10 % : un levier pour la rénovation Le taux...

Le taux intermédiaire de 10 % : un levier pour la rénovation Le taux intermédiaire de 10 % constitue un avantage commercial majeur pour les artisans intervenant dans le secteur de la rénovation. Il s'applique spécifiquement aux travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien portant sur des locaux à usage d'habitation (résidences principales ou secondaires) dont la construction est achevée depuis plus de deux ans.

Optimiser les achats et règlements fournisseurs

Pour un carreleur, la pose de carrelage au sol, la réfection d'une faïence murale dans une salle de bain, ou la rénovation des sols d'une cuisine entrent typiquement dans ce cadre fiscal avantageux. Cependant, l'application de ce taux réduit est strictement conditionnée. Vous avez l'obligation légale de faire signer à votre client une attestation spécifique (le formulaire Cerfa n° 1301-SD ou 1300-SD selon la nature et l'ampleur des travaux) avant ou au plus tard lors de la facturation. Cette attestation confirme que le logement remplit bien les critères d'ancienneté et d'usage requis.

La conservation rigoureuse de ces attestations dans vos archives...

La conservation rigoureuse de ces attestations dans vos archives comptables est impérative ; en cas de contrôle, l'absence de ce document entraînera un redressement fiscal où vous devrez reverser la différence de TVA (soit 10 % supplémentaires) sur vos propres deniers, assortie de pénalités de retard. L'autoliquidation de la TVA en cas de sous-traitance Une autre spécificité fiscale majeure dans le secteur du BTP est le mécanisme de l'autoliquidation de la TVA en cas de sous-traitance.

Si vous intervenez sur un chantier en tant que sous-traitant pour le...

Si vous intervenez sur un chantier en tant que sous-traitant pour le compte d'une entreprise principale (par exemple, un constructeur de maisons individuelles ou une entreprise générale de bâtiment), vous ne devez pas facturer la TVA sur vos prestations. Votre facture devra être émise hors taxes (HT) et comporter obligatoirement la mention légale « Autoliquidation de la TVA - Article 283-2 nonies du CGI ». C'est l'entreprise donneuse d'ordre qui se chargera de déclarer et de payer la TVA correspondante à l'administration fiscale.

Anticiper les besoins de trésorerie

Ce dispositif, conçu pour lutter contre la fraude à la TVA dans le bâtiment, a un impact direct sur votre trésorerie, car vous ne collectez plus de TVA sur ces chantiers, tout en continuant à payer la TVA sur vos achats de matériaux (colle, joints, carreaux). Cela peut générer des crédits de TVA récurrents qu'il faudra gérer et dont il faudra demander le remboursement régulier auprès des services des impôts, une démarche qui nécessite une comptabilité parfaitement tenue et à jour.

Garantie décennale et assurances : un pilier de votre crédibilité

L'exercice du métier de carreleur implique des responsabilités importantes, car vos ouvrages sont considérés comme des éléments indissociables ou constitutifs d'un bâtiment.

À ce titre, la loi vous impose des obligations strictes en matière...

À ce titre, la loi vous impose des obligations strictes en matière d'assurance, dont la plus connue et la plus cruciale est la garantie décennale. Comprendre les enjeux juridiques, financiers et comptables de ces assurances est fondamental pour sécuriser la pérennité de votre entreprise artisanale. L'obligation légale de la garantie décennale Instaurée par la loi Spinetta de 1978, l'assurance de responsabilité civile décennale est une obligation légale absolue pour tout constructeur, y compris les artisans carreleurs.

Cette assurance a pour vocation de couvrir la réparation des dommages qui...

Cette assurance a pour vocation de couvrir la réparation des dommages qui pourraient apparaître après la réception officielle des travaux par le client, et ce, pendant une durée incompressible de dix ans. Elle est déclenchée lorsque les dommages compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Pour un carreleur, les sinistres pris en charge peuvent inclure un...

Pour un carreleur, les sinistres pris en charge peuvent inclure un décollement massif et généralisé du carrelage dû à un défaut de préparation du support ou à l'utilisation d'une colle inadaptée, un défaut d'étanchéité sous carrelage dans une douche à l'italienne entraînant des infiltrations d'eau graves, ou encore des fissures importantes liées à l'absence de joints de dilatation réglementaires. Il est important de souligner que le défaut de souscription à cette assurance constitue un délit pénal, passible d'une peine d'emprisonnement et d'une forte amende.

Maîtriser la gestion du personnel

De plus, en l'absence de couverture, vous seriez tenu de financer personnellement l'intégralité des travaux de réparation, ce qui conduit inévitablement à la faillite de la plupart des entreprises artisanales concernées. Vous avez l'obligation formelle de remettre une attestation d'assurance décennale valide à vos clients avant le commencement de tout chantier, et les références de votre contrat doivent figurer obligatoirement sur tous vos devis et factures.

Piloter les marges au quotidien

Le traitement comptable et l'impact sur la rentabilité Sur le plan financier, la prime d'assurance décennale représente une charge d'exploitation fixe et particulièrement significative pour une entreprise de carrelage. Son montant varie en fonction de votre chiffre d'affaires, de votre sinistralité passée, de votre expérience professionnelle et des techniques de pose que vous utilisez.

Anticiper le régime fiscal

D'un point de vue comptable, cette prime est intégralement déductible de votre résultat imposable (pour les entreprises soumises à un régime réel d'imposition), ce qui permet de minorer votre base de calcul pour l'impôt sur les bénéfices et les cotisations sociales. Cependant, il est crucial d'intégrer précisément le coût de cette assurance dans le calcul de votre taux horaire et de vos prix de vente. Une erreur fréquente chez les artisans débutants consiste à sous-estimer l'impact des charges fixes, dont les assurances, ce qui conduit à proposer des devis structurellement non rentables.

Les autres assurances indispensables pour le carreleur Outre la...

Les autres assurances indispensables pour le carreleur Outre la garantie décennale, d'autres couvertures assurantielles sont indispensables pour protéger votre activité. L'assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) couvre les dommages corporels, matériels ou immatériels causés à des tiers dans le cadre de votre activité (par exemple, si vous blessez accidentellement un client ou si vous endommagez un meuble de valeur lors de votre intervention). L'assurance de vos véhicules utilitaires, qui transportent votre matériel et vos matériaux, doit être adaptée à un usage professionnel intensif.

Comparer rémunération, charges et protection sociale

Enfin, la protection sociale du dirigeant ne doit pas être négligée : la souscription à une mutuelle santé complémentaire (loi Madelin pour les travailleurs non-salariés) et à un contrat de prévoyance est fortement recommandée pour vous prémunir contre les risques d'arrêt de travail prolongé, d'invalidité ou de décès, garantissant ainsi un maintien de revenus pour vous et votre famille en cas de coup dur.

Optimisation des coûts et de la rentabilité par chantier

La rentabilité d'une entreprise de carrelage ne se mesure pas uniquement à l'aune du volume de chiffre d'affaires généré ou du nombre de chantiers réalisés au cours de l'année.

Piloter les marges au quotidien

Elle dépend fondamentalement de la marge bénéficiaire nette dégagée sur chaque projet individuel. Dans un contexte économique où les prix des matériaux de construction fluctuent et où la concurrence est vive, une gestion comptable fine et analytique devient votre meilleur atout pour piloter la performance financière de votre activité artisanale. La mise en place d'une comptabilité analytique par chantier Le suivi analytique est une méthode de gestion indispensable qui consiste à affecter de manière précise et systématique chaque dépense et chaque recette à un chantier spécifique.

Pour un carreleur, cela implique de tracer rigoureusement les coûts...

Pour un carreleur, cela implique de tracer rigoureusement les coûts directs : l'achat des matériaux (carreaux, faïence, plinthes), des consommables (colle, joints, primaire d'accrochage, croisillons, profilés), la location éventuelle de matériel spécifique (coupe-carreaux électrique de grand format, ponceuse), ainsi que le coût de la main-d'œuvre (votre propre temps de travail valorisé, ou celui de vos salariés et apprentis). En rapprochant ces coûts directs du montant facturé au client, vous obtenez la marge brute exacte pour chaque projet.

Cette analyse granulaire vous permet d'identifier rapidement les types de...

Cette analyse granulaire vous permet d'identifier rapidement les types de chantiers les plus rentables (par exemple, la pose de grands formats vs la mosaïque complexe), d'ajuster vos futurs devis en conséquence, et de détecter d'éventuels dérapages de coûts en temps réel avant qu'ils ne compromettent la rentabilité globale de l'entreprise. « La rentabilité d'un carreleur se joue souvent sur une gestion fine des débours et des fournitures par chantier.

Mettre en place un pilotage suivi

Un suivi analytique précis est indispensable pour ne pas travailler à perte sur des projets complexes », observe Hélène Marchand, experte en gestion financière pour les artisans. La maîtrise des frais généraux et des charges déductibles Au-delà des coûts directs liés aux chantiers, l'optimisation de votre rentabilité passe également par une gestion rigoureuse de vos frais généraux et de vos charges d'exploitation.

Les frais liés à votre véhicule utilitaire (carburant, entretien régulier,...

Les frais liés à votre véhicule utilitaire (carburant, entretien régulier, assurance, amortissement comptable ou loyers de crédit-bail), les frais de repas pris sur les chantiers, l'achat et le renouvellement de votre petit outillage (truelles, taloches, malaxeurs, genouillères), les frais de téléphonie mobile et d'internet, ou encore les honoraires de votre expert-comptable sont autant de charges qui viennent diminuer votre bénéfice imposable.

Ventiler correctement la TVA

Il est impératif de conserver scrupuleusement tous les justificatifs (factures, tickets de caisse avec mention de la TVA) pour pouvoir déduire ces dépenses en toute légalité et sécurité juridique. Une omission dans la déduction de ces charges entraîne mécaniquement une augmentation artificielle de votre bénéfice, et par conséquent, une hausse injustifiée de vos impôts et de vos cotisations sociales. L'importance de la gestion des stocks et des pertes Dans le métier de carreleur, la gestion des matériaux est un point critique.

Anticiper les besoins de trésorerie

Les pertes liées aux découpes, à la casse accidentelle lors de la manutention, ou aux erreurs de calepinage peuvent rapidement rogner votre marge si elles ne sont pas anticipées et facturées. Il est d'usage de prévoir une marge de sécurité (généralement entre 5 % et 10 % selon le type de pose, droite ou en diagonale) lors de la commande des carreaux. Cependant, un stock dormant de reliquats de chantiers représente une trésorerie immobilisée.

Optimiser les achats et règlements fournisseurs

Une bonne pratique consiste à rationaliser vos achats, à négocier les conditions de reprise avec vos fournisseurs de matériaux, et à intégrer systématiquement le coût des pertes prévisibles dans le calcul de vos déboursés secs lors de l'établissement de vos devis.

Choix du statut juridique et impacts fiscaux pour le carreleur

Le choix du statut juridique est l'une des décisions les plus structurantes lors de la création ou du développement de votre entreprise de carrelage.

Cette décision ne doit pas être prise à la légère, car elle détermine non...

Cette décision ne doit pas être prise à la légère, car elle détermine non seulement les règles de fonctionnement de votre activité, mais elle a également des répercussions profondes et durables sur votre régime fiscal, le mode de calcul de vos cotisations sociales, l'étendue de votre responsabilité financière en cas de difficultés, et vos obligations comptables quotidiennes. La micro-entreprise : simplicité apparente mais limites rapides Le régime de la micro-entreprise (anciennement auto-entrepreneur) séduit de nombreux artisans qui se lancent, grâce à sa simplicité administrative et comptable.

Suivre les coûts matière par activité

Les obligations se résument à la tenue d'un livre des recettes et d'un registre des achats, et les cotisations sociales sont calculées proportionnellement au chiffre d'affaires encaissé. Cependant, pour un carreleur, ce statut montre très rapidement ses limites. Le plafond de chiffre d'affaires est fixé à 77 700 € hors taxes pour les prestations de services artisanales. Si vous fournissez également les matériaux (carrelage, colle), la part correspondant à la vente de marchandises relève d'un plafond supérieur (188 700 €), ce qui impose une comptabilité séparée complexe.

Ventiler correctement la TVA

Le principal inconvénient de la micro-entreprise réside dans l'impossibilité de déduire vos charges réelles (achats de matériaux, assurances, frais de véhicule, outillage) et de récupérer la TVA sur vos achats (tant que vous êtes en franchise en base). Vous êtes imposé sur votre chiffre d'affaires brut, ce qui peut s'avérer très pénalisant financièrement si vos charges d'exploitation sont élevées, ce qui est fréquemment le cas dans le bâtiment.

Maîtriser la gestion du personnel

L'Entreprise Individuelle (EI) au régime réel Depuis la réforme de 2022, le statut unique de l'Entreprise Individuelle (EI) offre une protection automatique du patrimoine personnel de l'entrepreneur, séparant de droit les biens professionnels des biens personnels sans nécessiter de déclaration d'insaisissabilité. En optant pour le régime réel d'imposition (normal ou simplifié), vous levez les limites de la micro-entreprise.

Vous pouvez déduire l'intégralité de vos charges d'exploitation justifiées...

Vous pouvez déduire l'intégralité de vos charges d'exploitation justifiées de votre chiffre d'affaires, et vous ne payez des impôts et des cotisations sociales que sur votre bénéfice réel net. Vous récupérez également la TVA sur vos achats professionnels. Ce statut exige en contrepartie la tenue d'une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, livre-journal), rendant l'accompagnement par un expert-comptable indispensable.

SARL ou EURL : sécuriser l'exploitation

Le dirigeant relève du statut des Travailleurs Non-Salariés (TNS) affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI), avec des cotisations calculées sur le bénéfice, même si celui-ci n'est pas intégralement prélevé pour la rémunération. Les sociétés commerciales : EURL et SASU La création d'une société unipersonnelle, telle qu'une Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) ou une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU), permet de structurer l'activité de manière plus robuste, particulièrement si vous envisagez d'embaucher des salariés ou de vous associer à l'avenir.

Anticiper le régime fiscal

Ces structures offrent une séparation totale des patrimoines et permettent d'opter pour l'Impôt sur les Sociétés (IS). Avec l'IS, la société paie l'impôt sur ses bénéfices à un taux fixe (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %), et vous n'êtes imposé personnellement que sur la rémunération que vous décidez de vous verser et sur les éventuels dividendes.

SAS ou SASU : arbitrer souplesse et protection

Le choix entre EURL et SASU détermine votre régime social : le gérant majoritaire d'EURL est TNS (cotisations sociales moins élevées mais protection sociale de base), tandis que le président de SASU est assimilé-salarié (cotisations sociales plus lourdes, environ 80 % du salaire net, mais meilleure protection sociale, notamment pour la retraite, hors assurance chômage). L'arbitrage entre ces différentes formes juridiques nécessite une simulation financière personnalisée pour optimiser votre rémunération nette et votre fiscalité globale.

Gestion de la trésorerie et facturation dans le BTP

Dans le secteur du bâtiment, et particulièrement pour les artisans carreleurs qui doivent souvent avancer des sommes importantes pour l'achat des matériaux avant même le début des travaux, la gestion de la trésorerie est le nerf de la guerre.

Anticiper les besoins de trésorerie

Une entreprise rentable sur le papier peut parfaitement faire faillite si elle se retrouve en cessation de paiements suite à des retards d'encaissement ou à une mauvaise planification de ses flux financiers. La maîtrise du cycle de facturation est donc une compétence vitale. La pratique indispensable des acomptes Pour préserver votre trésorerie et sécuriser votre engagement contractuel avec le client, la demande d'un acompte à la signature du devis est une pratique indispensable que vous devez systématiser.

Ventiler correctement la TVA

Il est d'usage dans le BTP de demander un acompte compris entre 30 % et 40 % du montant total TTC du devis. Cet acompte vous permet de financer l'achat des fournitures (carrelage, colle, joints) sans avoir à puiser dans vos réserves personnelles ou à solliciter un découvert bancaire coûteux. Sur le plan comptable et fiscal, l'encaissement d'un acompte déclenche l'exigibilité de la TVA pour les prestations de services. Vous devez donc obligatoirement émettre une facture d'acompte en bonne et due forme, mentionnant la TVA applicable, et déclarer cette TVA le mois de l'encaissement.

Le solde de la facture finale viendra déduire cet acompte déjà réglé

Le solde de la facture finale viendra déduire cet acompte déjà réglé. Les situations de travaux pour les chantiers longs Si vous intervenez sur des chantiers de grande envergure qui s'étalent sur plusieurs semaines ou plusieurs mois (par exemple, la réalisation des sols d'une maison neuve complète ou d'un immeuble collectif), il est crucial de ne pas attendre la fin totale des travaux pour facturer. Vous devez mettre en place un système de facturation intermédiaire, appelé « situations de travaux » ou factures d'avancement.

Comparer rémunération, charges et protection sociale

Ces factures sont émises périodiquement (généralement à la fin de chaque mois) et correspondent au pourcentage d'avancement réel du chantier. Elles permettent de faire rentrer de la trésorerie régulièrement pour couvrir vos charges courantes (salaires, charges sociales, frais de fonctionnement) tout au long du projet. Chaque situation de travaux doit être validée par le client ou le maître d'œuvre avant paiement. La gestion des impayés et la retenue de garantie Les retards de paiement et les impayés sont le fléau des artisans.

Pour vous en prémunir, vos devis et factures doivent comporter des...

Pour vous en prémunir, vos devis et factures doivent comporter des Conditions Générales de Vente (CGV) claires, précisant les délais de paiement (généralement à réception ou à 30 jours) et les pénalités de retard applicables. En cas de retard, un processus de relance amiable, puis formel (mise en demeure par courrier recommandé), doit être déclenché rapidement. Par ailleurs, si vous travaillez avec des professionnels ou sur des marchés publics, vous serez souvent confronté à la pratique de la retenue de garantie.

Le client conserve 5 % du montant TTC de la facture finale pendant une...

Le client conserve 5 % du montant TTC de la facture finale pendant une durée d'un an après la réception des travaux, pour se prémunir contre d'éventuelles malfaçons. Cette somme immobilisée pèse sur votre trésorerie. Pour éviter de bloquer ces fonds, vous pouvez proposer à votre client de remplacer cette retenue par une caution bancaire solidaire, qui garantit le client tout en vous permettant d'encaisser la totalité de votre facture immédiatement.

Les obligations comptables et sociales spécifiques

La tenue de la comptabilité d'une entreprise artisanale du bâtiment ne se limite pas à un simple enregistrement chronologique des factures d'achat et de vente.

Ventiler correctement la TVA

Elle englobe un ensemble d'obligations déclaratives, fiscales et sociales complexes qui rythment l'année de l'entrepreneur et nécessitent une rigueur absolue pour éviter les sanctions de l'administration. Les obligations déclaratives fiscales Selon le régime fiscal que vous avez choisi, vos obligations varient considérablement. Si vous êtes soumis au régime réel normal, vous devez procéder à des déclarations de TVA mensuelles (formulaire CA3), ce qui implique un suivi en temps réel de votre facturation et de vos achats pour calculer la TVA collectée et la TVA déductible.

Anticiper les besoins de trésorerie

Si vous êtes au régime simplifié, la déclaration est annuelle (CA12) avec le versement d'acomptes semestriels, ce qui demande une anticipation de votre trésorerie pour ne pas être pris au dépourvu lors de la régularisation annuelle. À la clôture de votre exercice comptable, vous devez établir vos comptes annuels, comprenant le bilan (qui reflète le patrimoine de votre entreprise), le compte de résultat (qui détaille vos charges et vos produits pour déterminer votre bénéfice ou votre perte) et les annexes légales.

Ces documents servent de base à l'établissement de votre liasse fiscale,...

Ces documents servent de base à l'établissement de votre liasse fiscale, qui doit être télétransmise aux services des impôts des entreprises (SIE) dans des délais stricts (généralement en mai pour une clôture au 31 décembre). Le recours à un expert-comptable garantit la conformité de ces déclarations complexes et vous prémunit contre les erreurs d'imputation qui pourraient déclencher un contrôle fiscal. La gestion sociale : cotisations et paie La dimension sociale de la gestion d'entreprise est souvent la plus redoutée par les artisans.

SARL ou EURL : sécuriser l'exploitation

Si vous exercez en tant que travailleur indépendant (Entreprise Individuelle ou gérant majoritaire d'EURL), vous êtes affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Vos cotisations sociales (maladie, retraite, allocations familiales, CSG/CRDS) sont calculées sur la base de votre bénéfice réel. Le système fonctionne par le versement d'acomptes provisionnels basés sur les revenus de l'année précédente, avec une régularisation l'année suivante lorsque le bénéfice définitif est connu.

Préparer un business plan finançable

Ce décalage temporel nécessite une gestion prévisionnelle rigoureuse : une année de forte croissance générera des cotisations très élevées l'année suivante, qu'il faut impérativement provisionner dans votre trésorerie pour éviter les difficultés de paiement. Si votre activité se développe et que vous décidez d'embaucher des salariés (ouvriers carreleurs, apprentis, secrétaire administrative), vos obligations se multiplient de façon exponentielle.

Anticiper le régime fiscal

Vous devez établir des bulletins de paie mensuels conformes à la convention collective nationale du bâtiment, qui comporte de nombreuses spécificités : gestion des indemnités de petits déplacements (trajets, transport, repas), calcul des congés payés via la Caisse des Congés Payés du Bâtiment (CIBTP), gestion des intempéries, et prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.

Vous devez également procéder aux Déclarations Sociales Nominatives (DSN)...

Vous devez également procéder aux Déclarations Sociales Nominatives (DSN) mensuelles pour le paiement des cotisations patronales et salariales auprès de l'URSSAF, des caisses de retraite complémentaire (PRO BTP) et de la mutuelle d'entreprise obligatoire. La complexité de la législation sociale dans le BTP rend l'externalisation de la gestion de la paie auprès d'un cabinet d'expertise comptable non seulement recommandée, mais quasiment indispensable pour sécuriser vos relations sociales et éviter les lourds redressements de l'URSSAF en cas d'erreur de calcul ou d'omission.

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Questions fréquentes sur la comptabilité des carreleurs

Quel est le code APE pour un artisan carreleur ?+
Le code APE le plus courant est le 43.33Z (Travaux de revêtement des sols et des murs), attribué par l'INSEE.
Un carreleur en micro-entreprise doit-il avoir une décennale ?+
Oui, l'assurance décennale est obligatoire pour tous les constructeurs, y compris sous le régime de la micro-entreprise.
Comment facturer la fourniture du carrelage ?+
Si vous fournissez et posez le carrelage, le taux de TVA de la pose s'applique également aux matériaux facturés conjointement.
Les frais de repas sont-ils déductibles pour un carreleur ?+
Oui, au régime réel, les frais de repas pris sur les chantiers sont déductibles dans les limites fixées par l'administration.
Comment gérer la TVA sur les acomptes de chantier ?+
La TVA sur les prestations de services devient exigible dès l'encaissement de l'acompte, qui doit faire l'objet d'une facture.
Qu'est-ce que la retenue de garantie de 5% ?+
C'est une somme conservée par le client pendant un an après la réception pour couvrir d'éventuelles malfaçons sur le chantier.

Comparatif des statuts juridiques pour carreleur

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Suivez cette liste de contrôle pour ne rien oublier dans votre gestion administrative et comptable.

Checklist de gestion mensuelle pour l'artisan carreleur

  • Vérifier l'âge du logement pour chaque devis afin d'appliquer le bon taux de TVA.
  • Faire signer et archiver systématiquement les attestations de TVA à taux réduit.
  • S'assurer que l'attestation d'assurance décennale est à jour et transmise au client.
  • Tenir un suivi analytique des coûts (fournitures, main-d'œuvre) par chantier.
  • Établir des factures claires et conformes, mentionnant les détails de l'assurance.
  • Suivre les encaissements clients et gérer les relances pour préserver la trésorerie.
  • Provisionner les charges sociales et fiscales pour éviter les mauvaises surprises.
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